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Les Brèves


07/01/2010

Le traitement des cancers colo-rectaux métastatiques par les anticorps anti-EGFR est fontion du statut (sauvage ou muté) du gène Kras dans la tumeur primitive.

Le cancer colorectal est la troisième cause de cancers et la deuxième cause de mortalité par cancer en France. Ces dix dernières années, le pronostic des cancers métastatiques s'est modifié avec la commercialisation du cetuximab (Erbitux) et du panitumumab (Vertibix), 2 anticorps monoclonaux dirigés contre EGFR (anti-epidermal growth factor receptor). L'efficacité de ces traitements associés ou non à d'autres molécules, est conditionnée à l'absence de mutation du gène codant pour Kras. La présence d'une mutation de ce gène, retrouvée dans environ 40 % des cancers colo-rectaux, est en effet responsable d'une résistance aux anti-EGFR. Ainsi, la recherche préalable de mutations sur le gène codant pour Kras constitue une étape majeure dans le domaine de la thérapeutique « ciblée et personnalisée ». Elle permet en effet d'optimiser le traitement chez chaque patient tout en évitant le cas échéant, les risques toxiques liés à ce traitement et également une prescription inutile et inefficace.

L’EGFR est une protéine qui favorise dans les conditions normales la croissance cellulaire des tissus épithéliaux normaux, en particulier la peau et les follicules pileux. On constate souvent une surexpression de cette protéine dans certains cancers, en particulier le cancer du côlon. Or, la liaison de certains facteurs de croissance à ce récepteur stimule la croissance et la division des cellules cancéreuses d'où l'intérêt de le bloquer par un anticorps monoclonal spécifique anti EGFR.
Chez les patients qui présentent une tumeur exprimant un gène KRAS muté, les cellules cancéreuses continuent à se développer et à se diviser malgré le traitement anti-EGFR. Les mutations de Kras sont des évènements précoces dans le développement des cancers colorectaux contrairement aux mutations de p53 plus tardives.
Seuls les patients dont la tumeur exprime un gène Kras non muté, ou de type sauvage, peuvent bénéficier d'un traitement par les anti-EGFR.

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