< 07-2020 >
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Classification


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Ovaires

ADENOCARCINOME SEREUX


Généralités
Représentent 50% des tumeurs épithéliales malignes de l’ovaire. L’âge moyen se situe entre 40 et 70 ans.
Augmentation fréquente du CA-125 sérique.
 
Macroscopie
Cette tumeur est bilatérale dans 2/3 des cas.
C’est une tumeur mi-solide, mi-kystique avec parfois des secteurs papillaires, hémorragiques et/ou nécrotiques.
 
Microscopie
Coexistence de territoires papillaires, parfois peu abondant mais essentiels à rechercher et de territoires solides, en fonction de la différentiation.
Les cellules tumorales présentant des atypies marquées et des mitoses souvent très nombreuses. Présence de calcosphérites, en abondance très variable mais essentiels à rechercher pour le diagnostic) .
Tumeur infiltrant et détruisant les structures normales.
 
Variétés
Psammocarcinome :
A un pronostic plus favorable. C’est une tumeur très riche en calcosphérites, au moins 75 % de la tumeur. Avec des cellules tumorales présentant peu d'atypies , c'est un faible grade nucléaire.
 
Remarques :
Seules rentrent dans la catégorie des adénocarcinomes papillaires séreux les lésions invasives vraies.
Les lésions micro-invasives sont à assimiler aux tumeurs borderline.
Le risque de transformation maligne des tumeurs séreuses borderline est très faible (1 %).
Le pronostic des tumeurs borderline est excellent lorsque la tumeur est limitée à l'ovaire , traitement conservateur chez la femme jeune désireuse de grossesse.
 
Comment grader les adénocarcinomes séreux ?
Pas de consensus
Soit utiliser le grade de la WHO comme pour les adénocarcinomes de l'endomètre
Soit utiliser le grade de Silverberg :
Architecture majoritaire : glandulaire (1), papillaire (2), solide (3)
Atypies nucléaires : faibles (1), modérées (2), marquées (3)
Mitoses: < 10 /10 HPF (1), entre 10 et 25 (2), > 25 (3)
 
- Grade 1 : 3 - 4 ou 5,
- Grade II : 6 ou 7,
- Grade III : 8 ou 9
 
Implants invasifs
En terme de survie, il n'y a pas de différence entre les tumeurs séreuses borderline typiques et les tumeurs micropapillaires lorsqu'on tient compte des implants invasifs.
Les implants invasifs sont très exceptionnels dans les tumeurs séreuses borderline typiques. Lorsqu'on en voit, il y a toutes chances que la tumeur séreuse borderline typique contienne des zones occultes de carcinome séreux (micropapillaire ou plus rarement macropapillaire) qui n'ont pas été échantillonnées. L'échantillonnage est crucial
Messages pratiques à retenir
Les implants des tumeurs séreuses borderline typiques ne sont pas invasifs. Si certains implants sont invasifs, il faut ré-échantillonner la tumeur. Si l'on ne trouve pas de carcinome séreux micropapillaire, il faut mettre en doute le caractère réellement invasif des implants.
 
 
Pathogénie des carcinomes séreux ovariens
Il y a un liens entre les tumeurs séreuses borderline, carcinomes séreux micropapillaires et les carcinomes séreux de faible grade. Pésence d'une mutation de KRAS et BRAF et pas de mutation de p53
 
Dans les carcinomes séreux de haut grade, il n'y a pas de mutation de KRAS/BRAF tandis que p53 est muté (51 % des cas)
 
Ceci plaide pour une pathogénie différente entre les carcinomes séreux de bas grade et de haut grade.
 
Pour les carcinomes séreux de bas grade, on admet une succession d'étapes. La progression adopte la séquence suivante : cystadénome séreux puis tumeur séreuse borderline (tumeur séreuse proliférante atypique puis carcinome séreux de bas grade non invasif) puis carcinomes séreux de bas grade avec début d'invasion puis carcinomes séreux de bas grade invasif. Les carcinomes séreux de bas grade sont rares.
 
Les carcinomes séreux sont généralement de haut grade. Les précurseurs des carcinomes séreux de haut grade ne sont pas bien connus. On suppose que ces carcinomes pourraient se développer "de novo" à partir de l'épithélium de surface ou de kystes d'inclusion.
 
Evolution
Le pronostic des adénocarcinomes papillaires séreux est très lié au stade. Le pathologiste doit rechercher et préciser les extensions tumorales éventuelles.
 
Le compte-rendu doit contenir toutes les informations histopathologiques nécessaires à l'établissement du stade FIGO par le chirurgien.


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